Grue cendrée : Bilan de la migration prénuptiale 2015

Par Julien Bottinelli

Avec l’essor de Cettia ce printemps et grâce à vos observations, il est possible de donner une estimation de passage de l’espèce au printemps 2015. L’idée étant de pouvoir renouveler ce bilan chaque printemps.

37 observations ont été signalées entre le 13 février et le 21 avril, pour un total d’environ 4000 oiseaux (3916). Ce chiffre comprend sans doute quelques doublons pour les groupes observés en Bassée mais cela est largement compensé par plusieurs contacts auditifs nocturnes qui n’ont pu être comptabilisés.

Le passage s’est concentré entre le 22 février et le 13 mars (les groupes signalés en dehors de ces dates ne comprenant pas plus de 20 individus) avec un pic entre le 6 et le 8 mars (il y a peut-être aussi ici un effet « week-end ») avec près de 3000 grues observées (soit 75 % du passage)

Comme chaque printemps, c’est principalement le Sud de la Seine-et-Marne (plus proche du couloir migratoire majeur) qui a été concerné. Les oiseaux remontant globalement en suivant une direction NNE empruntant la vallée de la Seine. Le site de Saint-Germain-Laval (en Bassée) reste le site privilégié pour observer cette migration : les quelques séances de suivi effectuées par T. Jourdain ont permis de noter 577 grues en 4 heures le 28 février et 971 en 10 h le 8 mars.

Grues cendrées depuis la Butte de Doue (J. Bottinelli)

Seulement deux observations proviennent d’autres départements (Essonne et Val d’Oise)

Même si la comparaison avec les années précédentes est difficile à établir à partir des seules données de Cettia, il apparait clairement que ce passage a été nettement inférieur à ceux, exceptionnels, des deux printemps précédents au cours desquels, plusieurs dizaines de milliers de grues avaient survolé l’Ile-de-France.

Les grues semblent avoir emprunté un couloir plus oriental, à la faveur des vents d’ouest.

Les dates de passage et la zone géographique concernée sont quant à elles, classiques.

Merci à tous pour votre contribution